Le bilan culture de l’été

Si le rythme des articles a été grandement ralenti durant ces deux derniers mois, j’ai tenté d’user de mon temps à bon escient, notamment en ce qui concerne mon rattrapage cinématographique. J’ai essayé de varier classiques, sorties récentes, et documentaires, afin de me nourrir d’un peu de tout ; et si j’ai réussi à retrouver un « bon » rythme de lecture (10 en juillet, 9 en août), je suis aussi parvenue à ne pas laisser tomber mon projet de m’intéresser davantage au cinéma — projet que j’avais entamé grâce à mon 30 jours, 30 films du mois de juin. 

Je suis donc de retour ici pour vous présenter ces quelques visionnages, qu’il s’agisse de films, de séries, ou même de concerts (j’élargis le sujet comme bon me semble), et j’en profite pour vous annoncer que je me suis créé un profil sur senscritique, au cas où vous aimeriez suivre ça de plus près. 

✧ Love, Simon

Sortie quelque peu incontournable, cette comédie romantique gay, et à la représentation ethnique bien meilleure que ce à quoi l’on avait été habitué·e·s au cinéma, se démarque par sa positivité et sa volonté de donner aux personnes lgbt un film qui les représente, et les fasse sortir de l’homophobie quotidienne. Alors évidemment ce n’est pas le film de l’année, ni la meilleure gay rom-com à mon goût (j’avais adoré The 10-year plan), mais c’est une histoire aux personnages attachants qui a son importance sociale.

✧ Black Panther

Ce Marvel, au casting à 90% noir, était aussi une sortie attendue de ce début d’année. Bourré de figures féminines plurielles et valorisées — par autre chose que leur apparence physique –, ce film fait aussi le pari d’une représentation juste de la diversité des personnes racisées. Bien que pas fan des films de superhéros/superhéroïnes, j’ai bien aimé celui-ci pour sa justesse politique, sa réflexion sur les différentes manières de combattre le racisme, et ses passages empreints de mysticisme. 

✧ Kingsman 2 : The Golden circle

On reste dans les sorties ratées et rattrapées avec le second opus de Kingsman, un film qui mêle espionnage, action, et, surtout, humour. Rien de très intéressant à dire sur ce second volet, qui m’a plu tout autant que le premier — malgré ma déception lors de la mort d’un personnage féminin dès les premières minutes du film. (Je vous mets la bande-annonce du premier, pour ne point vous spoiler). 

✧ Call me by your name

Sans grande surprise, j’ai profité de cet été pour revoir Call me by your name, après avoir lu le livre (duquel je parle ici). J’aime toujours autant ce film, bien que le livre soit évidemment plus riche, et je reste séduite par son esthétique, sa langueur et sa bande-son faite de cigales et de piano. C’est un bijou que je suis ravie de connaître. 

✧ Candy Jar

Ma petite sœur m’a fait découvrir ce film, qui suit deux élèves (une venant d’un milieu pauvre, et l’autre d’un milieu aisé) dans leur tentative d’admission au sein de grandes universités américaines. Afin de mettre le plus de qualités en jeu, iels vont devoir collaborer malgré leur mésentente presque historique. C’est un film parfait pour la rentrée, qui montre que si le travail est la clé dans l’accomplissement de nos objectifs, il est important aussi de s’ouvrir à de nouvelles choses, d’accepter l’aide d’autrui et d’apprendre à écouter

✧ Nice Jazz Festival

Petite interruption dans cette liste de films puisque, pour la deuxième année consécutive, je me suis rendue cet été au Nice Jazz Festival, où j’ai pu découvrir l’artiste Deva Mahal (de qui je suis tombée amoureuse) et revoir Orelsan, que j’avais vu pour la première fois lors de sa tournée en début d’année. J’ai d’ailleurs inséré quelques clips de ces concerts dans ma vidéo mensuelle de juillet : 

✧ Notting Hill

A suivi le (re)visionnage de ce film culte, bien connu des bookworms — encore une comédie romantique, je sais, et ce n’est pas fini (à chacun·e ses faiblesses) — et dans lequel joue Julia Roberts, une actrice que j’apprécie énormément, aux côtés de Hugh Grant. Contrairement aux apparences, je trouve que ce film se démarque des romances de son temps, et c’est aussi ce qui me plaît — en plus de ce croisement entre l’univers du people et le quotidien paisible d’un libraire plutôt maladroit. 

✧ Secrets d’histoire : un homme nommé Jésus

Il était temps que je regarde quelque chose d’un peu plus sérieux, et c’est vers ce documentaire que je me suis tournée. Il est disponible entièrement et gratuitement sur youtube, et il permet de retracer les lignes de la vie de Jésus, de revenir sur quelques idées fausses (le fait qu’il ait été longtemps représenté en homme blanc, alors que tout le monde sait que Jérusalem n’est pas en Europe) et de répondre, en partie, à cette question de la scientificité des miracles. Il constitue davantage à mes yeux une bonne introduction au sujet plutôt qu’un documentaire complet sur l’histoire du Christ, et son visionnage doit être complété de recherches personnelles, ou d’autres documentaires (si vous en connaissez, je suis preneuse). 

✧ The Lorax

Vous ne rêvez pas, j’ai bel et bien terminé mon mois de juillet avec un film d’animation en apparence enfantin, mais qui transmet en réalité un message important — d’autant plus qu’il est d’actualité — sur la préservation de la nature, l’écologie et les dégâts du capitalisme, lequel amène avec lui production excessive et privatisation à outrance. J’avais déjà vu ce film auparavant, mais je suis ravie de l’avoir revu, juste pour la beauté de ces arbres, et parce que j’ai toujours adoré Dr Seuss.

Sur cette belle note, passons directement au bilan du mois d’août, qui fut un tantinet plus « intellectuel » — si je puis dire. Et je ne parlerai pas du premier film que j’ai vu, puisque je l’ai abandonné en cours de route ; je parle bien de Dead Poets Society, que j’ai trouvé particulièrement ennuyeux, bien que je pensais l’aimer, au vu des retours qui m’en avaient été donnés (peut-être retenterai-je l’expérience).  

✧ The Truman Show

Je ne me souvenais plus si j’avais vu ce film entièrement ou pas, et mon frère voulait le voir : j’ai donc décidé de le regarder une fois pour toutes. Je connaissais l’histoire de A à Z mais j’ai quand même aimé me replonger dans ce film assez touchant et plein d’humour (les placements de produits in real life me font rire à chaque fois). 

✧ L’amant double

C’est là que les choses commencent à devenir intéressantes, puisque je me suis mise à regarder des films un peu plus poussés. Celui-ci, assez récent il me semble, était intrigant, dans son ambiance à la fois sombre et trouble, pleine de doutes et à la fin bouleversante. Le jeu des miroirs, cette histoire de jumelage et les maux physiques comme psychologiques du personnage principal rendent ce film tout simplement fascinant — je le recommande vivement. 

utopia de björk

Sortons un peu du cinéma : ce mois-ci, littéralement vingt ans après tout le monde, j’ai fait l’effort d’enfin écouter björk, et j’ai adoré. Son album utopia — musiques comme clips — est un véritable chef-d’œuvre, la vidéographie de ses clips est tout simplement féérique et sa musique, hors du commun, nous emmène hors de la musique comme on se l’imagine. Le morceau qui m’a transcendée, par son image et son son, est the gate, suivi de très près par utopia

✧ how deep is your love des bee gees

Cette chanson aussi, je l’ai découverte après tout le monde, puisque c’est au détour d’une radio que j’ai pris conscience d’à quel point j’avais besoin de cette musique : autant vous dire que je l’ai écoutée en boucle pendant ces deux mois, que j’ai rabâché les oreilles de toutes les personnes qui m’entouraient avec, et que ce n’est probablement pas fini. En bref, faites-moi le plaisir d’apprécier ce moment de douceur : 

✧ Le Voyage dans la Lune

Retour du côté des films : grâce à une liste senscritique recensant les ouvrages disponibles sur youtube (elle se trouve juste ici), j’ai pu regarder ce court-métrage qui a amplement marqué l’histoire du cinéma. J’ai toujours été fascinée par cette image de la lune demi-humaine, avant et après que la fusée ne la défigure, et j’ai été tout simplement ravie de finalement découvrir le contexte autour de cette image. Ce qui m’a marquée, aussi, c’est la dimension politique de cette œuvre, qui s’inscrit dans une critique assez évidente du colonialisme, comme je l’ai humblement écrit sur senscritique :Capture d_écran 2018-09-01 à 21.56.14

✧ To All the Boys I’ve Loved Before

Sortie récente qui a fait pas mal de bruit sur les réseaux sociaux, puisque c’est la première comédie romantique ayant pour personnages principaux des adolescentes d’origine asiatique. Adapté d’un roman éponyme, ce film correspond à l’esthétique des films indépendants du moment (esthétique qui me plaît beaucoup, qu’on retrouve dans Lady Bird par exemple) et se démarque, dans son intrigue, de la plupart des comédies romantiques que l’on connaît. En amoureuse de ce genre de films que je suis (ça ne sert plus à rien de le cacher, ce bilan en dit déjà beaucoup trop), j’ai beaucoup aimé celui-ci, qui change par sa représentation diverse et qui est, pour ce que ça vaut, très mignon. 

✧ Orange Is the New Black

Est-ce moi ou suis-je juste la personne la plus en retard en ce qui concerne la totalité des domaines artistiques ? Quoiqu’il en soit, j’ai *finalement* commencé cette série, je viens de commencer la deuxième saison et suis entièrement fan de l’histoire, des personnages, du message général qui semble être fait de tolérance et d’humilité, et puis, gay & trans peopleblack peoplelatinas, tout le monde y est et ça fait du bien

✧ A room with a view

Et on termine ce (petit?) bilan avec la célèbre adaptation du tout aussi célèbre livre d’E.M. Forster, un roman que j’avais tenté de lire il y a de ça deux ans, et que j’avais trouvé assez ennuyeux — c’était avant de l’étudier en classe et de découvrir son intérêt critique et humoristique. J’ai beaucoup aimé ce film, qui est une romance britannique assez classique, et qui se déroule en partie à Florence (ma ville préférée). Les paysages sont doux et colorés, les costumes pleins de dentelles et l’ambiance générale du film est tissée de chaleur printanière. J’ai aimé voir les éléments qui furent ensuite repris dans le film Call me by your name, dont j’ai parlé plus haut et que j’adore aussi. Tout le motif de la fenêtre, de la vue, et de ce qui se trouve dans le cadre de la fenêtre (cf. la dernière scène qui est, selon moi, splendide) crée un lien entre l’intérieur et l’extérieur, et semble prédire la volonté qu’a Lucy Honeychurch de sortir des conventions sociales pour établir sa liberté et regarder le ciel.

Et sur ce, c’est la fin de ce bilan culture dont je suis fière (j’ai regardé beaucoup plus de choses que d’habitude!) bien qu’il manque de classiques à mon goût (je vais faire en sorte de me rattraper).

bises, emi

2 commentaires sur “Le bilan culture de l’été

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