Mes dernières lectures : littérature anglophone

Dernièrement, j’ai lu trois livres bien connus de la littérature anglophone : To kill a mockingbird de Harper Lee, Dracula de Bram Stoker et The Catcher in the Rye de J.D.Salinger. Si j’ai bien aimé les deux premiers, j’ai été déçue par le troisième, qui en réalité m’a paru être un roman assez adolescent, faussement misanthrope et plein de rancœur. Le personnage principal, aussi narrateur de son histoire, passe le plus clair de son temps à critiquer et insulter les autres, sans jamais se concentrer sur la source véritable du problème, qui est sa propre indécision, et son anxiété vis-à-vis de son avenir. 

À côté, To kill a mockingbird est un récit centré sur une famille blanche et de classe moyenne/basse, qui va se positionner contre le racisme des États-Unis de l’époque, et contre le système d’exploitation et de discrimination des personnes noires. Cette description d’une société profondément violente à travers les yeux d’une enfant, elle-même oppressée par le sexisme plus ou moins subtil de cette société, va s’arquer autour du mystérieux Boo Radley, un homme qui ne sort jamais de chez lui, et que les enfants n’ont jamais vu. C’est la peinture d’une époque et d’une société particulières, dans une petite ville des États-Unis, où tentent de cohabiter noir·e·s et blanc·he·s. J’ai beaucoup aimé le personnage du père, qui se détache des injonctions d’une société fondée sur la discrimination, en prenant la défense de la communauté noire et en donnant le droit à sa fille de ne pas se conformer au modèle féminin usuel, la laissant ainsi se développer selon ses envies et loisirs. 

Dracula fut, je pense, mon préféré des trois, bien que j’ai été aussi déçue par la trop grande absence de surnaturel. Pour un récit qui est connu en tant que fondateur d’un mythe, celui du vampire Dracula, on ne voit en réalité que très peu ce vampire. Ce roman qui est construit par compilation de journaux « intimes » ou « de bord » traite davantage des relations hommes/femmes de cette époque, et d’une chasse au vampire qui ne laisse que peu de place à une réelle rencontre avec ledit vampire. Finalement, si certains moments nous plongeaient avec brio au cœur d’une angoisse surnaturelle et crépusculaire, la majeure partie du roman m’a parfois parue de trop, en ce qu’elle nous éloignait du sujet principal et n’était qu’un compte-rendu des actions mises en place par les personnages pour se débarrasser de Dracula. De plus, comme dans tout classique anglais, les relations hommes/femmes sont calquées sur une société patriarcale qui considère les femmes comme des victimes (victimes du vampire, trop faibles pour se battre ou prendre part aux délibérations des hommes), et les hommes comme des sauveurs, trouvant du courage dans leur amour pour les femmes (ou une femme en particulier) et dans leur besoin de les protéger. 

Malgré quelques déceptions, je suis contente d’avoir enfin lu ces trois ouvrages, qui sont souvent cités et semblent être des romans importants lorsque l’on souhaite aborder et discuter de littérature anglophone, qu’elle soit anglaise ou étatsunienne. 

Sans titre-1

bises, emi

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