The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

La forme du roman épistolaire étant une littérature que je trouve à la fois intrigante et stylistiquement riche, et les livres prenant pour sujet la lecture étant un de mes péchés mignons, je n’ai pu être que convaincue par cet ouvrage, qui trouve l’équilibre parfait entre documentation historique, références extratextuelles, et romance (un autre péché mignon). Le personnage de Juliet est d’autant plus attachant qu’elle est une écrivaine menée en partie par son amour des livres. C’est ce même amour qui la fait entrer en relation avec un club de lecture mystérieux, fondé pendant la Seconde Guerre Mondiale au sein d’une petite île britannique, à Guernesey. On notera, en plus, la présence de Sidney, son éditeur, qui s’avère être homosexuel — un peu de représentation ne fait jamais de mal ; ainsi que le cynisme de Juliet vis-à-vis des hommes, qui témoigne de son humour et de son amour de la lecture : Men are more interesting in books than they are in real life.”, “I sometimes think I prefer suitors in books rather than right in front of me.

Ce qui est intéressant, aussi, c’est le fait que l’on suive les aventures de Juliet alors même qu’elle est en train d’écrire son propre livre ; à travers différents point de vue, on en apprend sur son quotidien mais aussi sur l’avancée de son projet d’écriture. Les personnes qu’elle va rencontrer, et avec qui elle correspond par lettres, sont toutes plus uniques les unes que les autres, dans un mélange maîtrisé de sordide, d’humain, et de références littéraires. Le contexte historique est le fruit d’une longue documentation, et chaque personnage a sa propre vision des évènements vécus, et subis, durant la guerre de 39-45. C’est une lecture feel-good, qui m’a un peu rappelée La Bibliothèque des cœurs cabossés, un roman suédois de Katarina Bivald qui traite, lui aussi, de l’amour que l’on peut avoir pour la lecture, à travers le personnage d’une bibliothécaire, grande consommatrice de livres, dont l’aventure va commencer, aussi, par une relation épistolaire.

“Have you ever noticed that when your mind is awakened or drawn to someone new, that person’s name suddenly pops up everywhere ? My friend Sophie calls it coincidence, and Reverend Simpless calls it grace. He thinks that if one cares deeply about someone or something new one throws a kind of energy out into the world, and ‘fruitfulness’ is drawn in.”

bises, emi

Publicités

2 commentaires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s