Le véganisme

Cet article, qui est encore en cours d’écriture, mais que je décide de publier malgré tout parce qu’il contient des informations importantes et qui ne peuvent attendre, risque d’être assez long parce que je veux prendre en compte le plus de sujets possibles. Je vais l’étoffer au fur et à mesure, et surtout l’agrémenter de vidéos publiées sur ma chaîne youtubeJe vais essayer d’être claire et concise, mais pour vous aider à vous y retrouver, je vous mets un plan ici :

I. Définitions

  • Végétarisme, végétalisme, véganisme, spécisme, … et autres notions
  • Enjeux du véganisme : droit des animaux, environnement, santé

II. L’alimentation

  • Les protéines
  • Les substituts (lait, œufs, fromage, miel …)
  • La vitamine B12
  • Ressources utiles
  • Les recettes

III. Une éthique

  • Les cosmétiques (PETA, BunnyFree, marques pref ex. Lime Crime, vegan / cruelty-free, cosmétiques fait-maison, huile de coco)
  • Les vêtements (substituts laine, cuir ex. sites marques chaussures, cuir ananas / avocat…)
  • Intersectionnalité (véganisme et féminisme, véganisme et…)
  • Ressources utiles (sites etc)

IV. Ressources audiovisuelles et littéraires

  • Films et séries
  • Documentaires
  • Podcast Les Carencés
  • Livres (Le Règne du Vivant, The Sexual Politics of Meat)
  • Chaînes yt (Antastesia, EPP Coline, La Cosméthèque, Gurren Vegan)

V. Questions / réponses

  • Le mythe du gros budget
  • Le cri de la carotte

Si j’ai fait une erreur, n’hésitez pas à me le dire, si vous avez une question ou une objection, n’hésitez pas à me la faire parvenir, et si l’article vous paraît toujours incomplet, dites-moi ce que vous voulez que j’aborde, que je puisse étoffer l’article et en faire quelque chose de vraiment utile et complet.

NB. La plupart des images que je vais utiliser me viennent de Pinterest, donc je vous mets ici mon tableau sur le véganisme en accès libre :

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I

Voici la vidéo que j’ai réalisée sur les différentes définitions à connaître qui ont trait au véganisme :

On va donc commencer par le commencement, et définir les concepts clés permettant de comprendre ce qu’est réellement le véganisme, ce qu’il combat et ce qu’il revendique. Et pour ça, on va copier-coller les définitions de Wikipédia (vous pouvez aller vérifier).

Pesco-végétarisme : pratique alimentaire consistant à s’abstenir de consommer de la viande, mais à consommer la chair issue des poissons, des crustacés et des mollusques aquatiques. Cette pratique était celle des Cathares. Le pesco-végétarisme ne constitue pas une catégorie à l’intérieur du végétarisme, qui exclut toute chair animale, mais une variante moins restrictive de cette pratique.

Végétarisme : pratique alimentaire qui exclut la consommation de chair animale. Sa définition la plus large correspond à l’ovo-lacto-végétarisme, qui consiste à consommer des végétaux, des champignons et des aliments d’origine animale (comme le miel, les œufs, le lait ainsi que leurs produits dérivés). Il s’agit du végétarisme occidental classique dont les pratiquants étaient appelés « pythagoréens / pythagoriciens » jusqu’en 1847.

Végétalisme : pratique alimentaire excluant les produits animaux, aussi bien issus d’animaux morts (viande, poisson, crustacés, mollusques, gélatine, etc.) que d’animaux vivants (produits laitiers, œufs, miel, etc.).

Véganisme (ou « végétalisme intégral ») : mode de vie consistant à ne consommer aucun produit issu des animaux ou de leur exploitation. Au-delà de l’adoption d’une pratique alimentaire végétalienne (qui exclut la viande et le poisson, mais aussi les produits laitiers, les œufs et le miel), le véganisme exclut la consommation de tout autre produit issu des animaux, de leur exploitation ou testé sur eux (cuir, fourrure, laine, soie, cire d’abeille, cosmétiques et médicaments testés sur des animaux ou contenant des substances animales).

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Et, pour clarifier les points que j’énumèrerai ensuite, quelques autres définitions primordiales :

Spécisme : la considération selon laquelle des membres d’une certaine espèce ont des droits moraux plus étendus ou supérieurs à ceux accordés à d’autres espèces, et notamment la considération morale supérieure que les humains accordent à leur propre espèce, entraînant le traitement discriminatoire, entre autres, des animaux d’élevage, de ceux destinés à l’expérimentation ou encore considérés comme nuisibles. Ce concept a été forgé à partir du début des années 1970 par analogie avec les notions de racisme et de sexisme, dans le but de dénoncer une idéologie dominante, invisible et à l’origine de diverses injustices. Le concept de spécisme est ainsi fondamentalement lié à celui d’antispécisme.

Antispécisme : mouvement datant des années 1970, qui affirme que l’espèce à laquelle appartient un animal n’est pas un critère pertinent pour décider de la manière dont on doit le traiter et de la considération morale qu’on doit lui accorder.

Bande-dessinée L’antispécisme c’est pas pour les chiens ! de Rosa B. (blog) :

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Selon le Larousse, l’exploitation a pour idée directrice la mise à profit de quelque chose ou de quelqu’un, pour des fins donc économiques. Selon ce même dictionnaire, l’esclavage désigne le « fait pour un groupe social d’être soumis à un régime économique et politique qui le prive de toute liberté, le contraint à exercer les fonctions économiques les plus pénibles sans autre contrepartie que le logement et la nourriture« .

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Mais alors, quels sont les enjeux du véganisme ? Ceux-ci peuvent grossièrement être répartis en trois catégories : les droits des animaux, l’environnement, et la santé (humaine comme animale).

Les droits des animaux : le véganisme revendique une considération plus égalitaire, juste et éthique des rapports entre humains et animaux. Les animaux, reconnus sensibles depuis peu, sont considérés par les antispécistes et vegan, comme égaux en dignité et en droit des animaux humains. Chaque espèce animale ressent la douleur, et a des facultés intellectuelles et mentales qui nous empêchent de résumer les animaux à de la viande, ne comprenant pas ce qui leur arrive. Par exemple, les séparations mère-enfant nécessaires pour la production de lait et tous produits laitiers affectent énormément les vaches, chèvres, ou encore brebis touchées par ce phénomène. Ce sujet est abordé concernant les truies dans l’ouvrage 180 jours d’Isabelle Sorrente.

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J’ajouterai aussi les screens d’une récente story de Vice (si je me souviens bien) intitulée « Les poulets sont-ils vraiment stupides ? » :

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Il semble donc aisé de prouver que les animaux sont bel et bien des êtres capables d’intelligence et de sentiments, et lorsque l’on a assimilé ça, il devient difficile de légitimer le massacre dont ils sont les victimes. Tous les jours, ils sont abattus et torturés par miliers, et ce, pour le simple plaisir gustatif, voire le divertissement (cirques, zoos, parcs aquatiques, corrida, chasse) des êtres humains. Pour prendre conscience de ce massacre quotidien, l’association L214, entre autres démarches militantes, filme la réalité des élevages et abattoirs, en France et ailleurs.

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Article : Des associations dénoncent en vidéo les mutilations dans les élevages de porcs (à propos de l’action de L214).

L’environnement : l’élevage intensif et la consommation d’animaux vivants ou morts sont des fléaux pour l’écologie et la planète, et donc pour toute vie humaine (et animale, et végétale) à long terme. Quelques exemples : alors qu’il faut « environ 8250L d’eau pour produire la nourriture quotidienne d’un omnivore », il en faut « 3600L pour produire celle d’un végétalien ». De plus, « l’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre et de 80 % de la déforestation en Amazonie ». Et je pourrais multiplier les exemples, mais je vous renvoie au site viande.info qui regroupe les chiffres et informations concernant « l’impact de la viande sur les humains, les animaux et l’environnement », de la pollution de l’eau, à la souffrance animale, en passant par la faim dans le monde.

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Je vous renvoie ici à une petite vidéo réalisée par Le Monde et intitulée 4 minutes pour comprendre le vrai poids de la viande sur l’environnement :

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Et pour finir, je vous laisse avec une petite infographie de Cowspiracy, documentaire dont je parlerai plus tard :

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La santé : les produits d’origine animale, en plus de n’être absolument pas nécessaires à notre bonne santé, peuvent en plus se révéler pas top pour notre maintien de cette bonne santé. Concernant l’impact de la viande sur la santé, je vous renvoie vers cet article, qui traite de la présence d’acide urique et de bactéries putréfactrices dans les cadavres d’animaux morts. On pourrait aussi mentionner la présence de pus dans le lait animal, le fait que le lait d’une espèce est fait pour nourrir cette espèce en particulier (cf. le slogan not your mom, not your milk) et surtout que les êtres humains adultes ne sont même pas censés boire du lait puisque ce dernier est destiné aux enfants en bas âge, dans quelque espèce que ce soit (si les mères humaines comme animales arrêtent de produire du lait, c’est que l’enfant n’en a plus besoin). Je vous donnerai, un peu plus loin, des documentaires traitant de l’effet des produits d’origine animale sur la santé humaine, donc ne vous inquiétez pas si le tout a l’air pour l’instant incomplet. Cependant, l’aspect santé n’est pas ce qui est primordial dans le véganisme : les droits des animaux et l’environnement sont les enjeux réellement importants du mouvement, mais ce dernier ne pourrait exister si un régime végétal avait des effets néfastes sur la santé. Donc, oui, c’est bon pour la santé, mais il faut faire la différence entre un régime végétalien et une alimentation saine, qui ne vont pas forcément de paire (être vegan n’empêche pas de se gaver de chips, mais au moins on peut s’en gaver sans faire de mal à qui que ce soit).

Je vais donc m’arrêter là en ce qui concerne les définitions, mais si vous voulez en savoir plus, je vous mets ici mes sources pour cette partie, et vous aurez dans la suite de l’article un bon nombre de documents audios / écrits / visuels etc à consulter.

Sources :


II

Et j’inaugure cette seconde catégorie avec la fameuse question … des protéines !!! Parce que sauver les animaux c’est bien gentil, mais si c’est pour avoir des carences derrière, c’est pas tip top ! Spoiler : ce qui cause les carences, ce n’est pas le régime végétalien, puisque les omnivores peuvent eux aussi en avoir, c’est la mal-gérance de ce que l’on ingère ou le fait de manger trop peu de calories. Par exemple, vous aurez sûrement des carences en protéines si vous ne mangez que des pommes de terres et des tomates, mais, second spoiler : les vegans ont plein de choses à manger ! Je vais donc tout de suite vous rassurer en vous montrant les quelques sources importantes et végétales de protéines (parmi d’autres) :

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Et si vous comprenez l’anglais, je vous conseille la vidéo How to know you’re getting enough protein on a vegan diet dans laquelle Pantriotic explique que les protéines ne sont pas ce qui manque dans l’alimentation végétale, et que l’on n’a pas besoin d’y faire très attention pour avoir nos apports normaux. Et si vous êtes toujours sceptiques, l’article Comment remplacer la viande dans nos assiettes ? explique le système des acides aminés et de la combinaison légumineuses / céréales qui permet d’avoir ces acides aminés présents dans la viande. Et si vous n’êtes toujours pas convaincu.e.s, on se retrouve un peu plus loin pour un moyen de vérifier facilement que vous ingérez assez de protéines.

Maintenant qu’on a passé ce cap, on va s’attarder sur le reste des produits d’origine animale, pourquoi on ne les consomme pas quand l’on est végétalien ou vegan et comment on les remplace.

Tout d’abord, le lait et tous ses dérivés : fromage, beurre, crème, etc. Les produits laitiers sont problématiques pour différentes raisons : d’abord, leurs conditions de production sont tout simplement atroces. Je vais essayer de peser mes mots, mais pour avoir du lait, il faut que la vache soit enceinte : pour cela, le fermier recueille le sperme d’un taureau (déjà là, c’est un peu glauque) et l’insémine dans l’orifice de la vache, en y enfonçant son bras, et sans tenir compte de l’impossibilité pour la vache de donner son consentement et de la souffrance qu’elle retire de cette merveilleuse expérience aussi nommée  « pénétration non consentie ». Mais ça ne s’arrête pas là : lorsque la vache donne enfin naissance à un bébé veau, on ne peut pas lui laisser ce dernier, pusiqu’il boirait le précieux lait destiné aux humains. Donc, on lui arrache son nouveau-né, je répète, on sépare de force une mère et son enfant, et le veau deviendra sûrement une bonne côtelette. De son côté, la mère se fait traire indéfiniment : la production de lait, qui est alors censée s’arrêter dès que le veau n’en a plus besoin, ne cesse jamais, et la vache, dopée aux antibiotiques, produit encore plus de lait que ce qu’elle devrait naturellement produire, et pendant beaucoup plus longtemps que prévu. Résultat, elle s’épuise très vite et meurt prématurément, ou alors deviendra un bon steak pour accompagner vos frites.

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Alors, comment on remplace les produits laitiers ? Tout d’abord, il existe une gamme très variée de laits végétaux pour tous les goûts, laits sucrés, neutres, avec plus ou moins de goût… Mes préférés sont, personnellement, le lait de noisette pour les chocolats chauds, le lait d’avoine pour accompagner mes flocons d’avoine, le lait de coco dans les gâteaux (voir ma recette de fondant au chocolat), et le lait de soja (sans goût) pour la béchamel ou carbonara (voir ma recette de pâtes carbonara).

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vg-zone.net

Pour remplacer le beurre, il suffit d’utiliser de la margarine, ou de l’huile de coco dans les recettes sucrées car sa consistance est similaire. On peut aussi assaisonner les plats avec de l’huile d’olive ou toute autre huile végétale, parce que c’est quand même bien meilleur. Et pour la crème, vous pouvez trouver dans les rayons bio de la crème de coco, ou utiliser la partie épaisse d’une boîte de lait de coco pour en faire de la chantilly (vous trouverez facilement une recette sur Internet). Enfin, vous pouvez tout simplement végétaliser vos recettes habituelles de béchamel, de crème anglaise ou de toute autre « crème ».

Vient ensuite la question du fromage : pour le remplacer, il existe de nombreux fromages végétaux, appelés « fauxmages », souvent à base de noix de cajou et de levure diététique / levure de bière. Vous pouvez le faire vous-mêmes, avec par exemple ces recettes en vidéo de fromage de noix de cajou aux fines herbes ou encore de fauxmage pour nachos, mais vous pouvez aussi les acheter tout faits, par exemple chez Un Monde Vegan, magasin présent à Paris et à Lyon mais aussi sur son e-shop, et qui regorge, entre autres, de fromages végétaux. Je vous renvoie, enfin, vers le récent article du blog Végébon permettant de confectionner son propre camembert de cajou.

Voir l’article : Apprendre à faire des fromages sans lait (Végébon).

Venons-en aux œufs : les poules pondeuses, à l’origine de ces œufs, sont « élevées » dans des conditions rarement enviables, même souvent lorsqu’elles sont « élevées en plein air » (ce qui peut vouloir dire qu’elles sortent dix minutes par jour) ou « certifiées bio ». Rapide topo de leur situation : lorsque les œufs éclosent, les poussins sont triés entre mâles et femelles. Les mâles, inutiles car non productifs, sont tués, gazés, broyés, etc. Les femelles sont gardées, leur bec est épointé afin d’éviter le picage ou le cannibalisme lorsqu’elles seront entassées dans un endroit clos et réduit, et ce par centaines. Mais cette opération est extrêmement douloureuse car le bec est un organe très sensible chez la poule. Les poussins sont séparés de leur mère et élevés séparément des poules et coqs adultes. Dès 18 semaines, les bébés poules partent en élevage de ponte, 70% d’entre elles seront enfermées dans des cages. Après une année de ponte (≈ 300 œufs), la poule est envoyée en abattoir et tuée.

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Concernant la question (sans doute légitime) du caractère vegan ou non de « manger l’œuf de ma poule que j’élève gentiment dans mon jardin » : personnellement, et ça ne concerne que moi, je ne mangerai pas l’œuf d’une poule, même si celle-ci est élevée en plein air et en toute liberté par ma tante ou mon voisin, tout simplement parce que 1) je n’ai pas besoin de manger d’œufs pour être en bonne santé, 2) cet œuf ne m’appartient pas, et je ne suis pas assez anthropocentriste pour penser que si les poules pondent, c’est pour nourrir l’humain, 3) certaines poules peuvent être « déboussolées » si elles ne retrouvent pas un œuf, et même si elles le laissent pourrir dans le jardin, il servira à nourrir la terre, qui en a plus besoin que moi.

Mais il est important néanmoins, lorsqu’on arrête les œufs, de savoir comment les remplacer, et, croyez-moi, c’est très (très) simple. En fait, tout produit gélatineux ou crémeux peut prendre le rôle de liant dans une recette (agar agar, banane, avocat, beurre de cacahuète…). Sinon, certains aliments comme les graines de chia peuvent, lorsqu’ajoutés à de l’eau, créer une matière se rapprochant de l’œuf.

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Pour plus de précisions, voir l’article Comment remplacer les œufs ? d’Ophélie Véron.

Ensuite, vous pouvez vous préparer des simili-œufs brouillés en utilisant du tofu et du curry (une recette ici), et monter des « blancs en neige » grâce à l’aquafaba, plus communément appelé jus de cuisson des pois chiches : oui, ça fonctionne, pour les meringues, mousses au chocolat, ou encore les macarons, comme dans cette recette de macarons vegan pistache / chocolat / framboise. Et pour découvrir toutes les vertus culinaires de l’aquafaba, dans des recettes sucrées comme salées, le livre de cuisine éponyme de Sébastien Kardinal et Laura VGP n’attend plus que vous :

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Et enfin, vient la question du miel

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« Le miel n’est PAS vegan !

  • Le miel et les autres produits provenant des abeilles sont des produits d’origine animale et donc, par définition, ne sont pas vegan !
  • Les abeilles vivent dans un système social complexe et sont même capables de communiquer entre elles pour indiquer un endroit où trouver du nectar, le tout en utilisant une « danse » spécifique
  • Les abeilles reines ont souvent les ailes coupées pour les empêcher de quitter la colonie
  • Les abeilles reines sont généralement tuées chaque année par l’apiculteur et une nouvelle reine est alors introduite dans la ruche
  • Certains apiculteurs inséminent artificiellement leurs reines. Le sperme est collecté chez les abeilles mâles en broyant leurs crâne et thorax. Les reines sont alors inséminées au moyen de crochets et de seringues. » 

Pour le remplacer, beaucoup de sirops végétaux existent, comme le sirop d’agave dont le goût se rapproche du miel, le sirop d’érable ou sirop d’orange.

Pour en savoir plus, voir l’article Par quoi remplacer… le miel ? du blog Véganisez-vous !

Je vous conseille, en guise de conclusion, d’aller voir les vidéos de Coline (chaîne youtube EPP Coline) appartenant à sa série « Bienvenue en Véganie » pour approfondir ces questions :

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Sources :

Et maintenant, on va s’attaquer à la B12, donc tenez bon !

La vitamine B12 est une vitamine hydrosoluble (soluble dans l’eau) qui a un rôle primordial pour le fonctionnement du cerveau, du système nerveux et pour la formation du sang. Elle est l’une des 8 vitamines du groupe B. Les besoins quotidiens sont : chez l’enfant, 1 à 2 microgrammes. Chez l’adolescent ou l’adulte, 3 microgrammes. Chez la femme enceinte et pendant l’allaitement, 4 microgrammes.

L’anémie qui survient en cas de carence en vitamine B12 n’apparaît que lorsque la réserve en vitamine B12 dans le foie est réduite à 1/10 ; or, le corps peut stocker cette vitamine pendant 2 à 3 ans environ, il est donc possible d’attendre plusieurs mois / années avant de ressentir une carence. Les symptômes sont : perte d’appétit, de poids, nausées, essoufflement, constipation, flatulences ; ils peuvent aussi être neurologiques : difficulté à marcher, troubles de l’humeur, pertes de mémoire ou démence.

La B12 ne peut être produite que par des bactéries et des archées (qui ont les enzymes nécessaires à sa biosynthèse) mais pas par les plantes ni les animaux. La production industrielle de B12 se fait par la fermentation de microorganismes et parfois à l’aide d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Les animaux d’élevage sont supplémentés en B12 afin d’apporter aux omnivores leurs besoins nutritionnels. Cependant, il est conseillé de se supplémenter en B12 (aliments enrichis ou vitamines en gélules) peu importe notre régime alimentaire (carniste, végétarien ou végétalien), et c’est indubitablement nécessaire pour les végétaliens / végans.

La production mondiale de vitamine B12 se montait en 2008 à environ 35 tonnes et était assurée par quatre sociétés (dont une française). 90 % de cette production est destinée à l’élevage, le reste sert à l’alimentation humaine et aux soins.

Pour se supplémenter en B12, le plus sûr reste de prendre des vitamines de façon quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle.

Vous pouvez vous tourner vers des gélules vous apportant tous les apports nécessaires en vitamines B, C, D etc… comme les Vitaminéraux essentiels de Fleurance Nature qui contiennent les apports nutritionnels journaliers de B12 mais aussi plein d’autres vitamines, ce qui me paraît plutôt cool (ceci n’est pas de la pub).

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Je les prenais avant, mais leur prix est assez élevé, je suis donc personnellement passée à celles-ci, que j’achète sur Amazon, et qui sont beaucoup moins chères (moins de 10€) pour beaucoup plus de vitamines, puisque le pot contient 100 gélules de 1000 microgrammes, ce qui veut dire qu’on en prend une par semaine. Le pot nous dure donc 25 mois (ou 2 ans), ce qui est (très) rentable. 

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Le lait d’avoine Alpro (et d’autres laits végétaux), ainsi que d’autres produits comme certains fromages vegans, contiennent aussi de la B12, mais le plus sûr reste de se complémenter par gélules.

Vous pouvez aussi vous en procurer chez Un Monde Vegan ou encore sur Amazon (bien que ce site ne soit pas le plus éthique, donc préférez le premier) pour moins de 10€.

Articles La vitamine B12, où se la procurer ? et Où se procurer la vitamine B12 ?

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Comment se supplémenter en B12 ? – Insolente Veggie

Dans le dernier podcast des Carencés, un nutritionniste parle de la B12 (à partir de 5:00 et pendant une dizaine de minutes environ) (mais le podcast entier est très très intéressant donc n’hésitez pas à prendre le temps de l’écouter) :

Sources :

Je vais maintenant vous donner certaines ressources utiles pour quiconque s’intéresse de près ou de loin au véganisme, qu’iel soit omnivoire, vegan, ou autre, ressources qui permettent de faciliter le changement de « régime alimentaire ».

Deux articles : Comment faire ses courses quand on est vegan ? et Manger vegan au restaurant.

Quatre applications (gratuites) : Lifesum vous permet de rentrer vos repas et votre consommation d’eau afin de calculer votre apport calorique et de voir la quantité de protéines (entre autres) que vous ingérez. En rentrant votre activité physique et en comptabilisant vos pas, elle vous donne aussi les calories brûlées et celles qu’il vous reste à consommer. Kwalito vous permet de scanner les produits alimentaires (ou autres) trouvés en magasin afin de vérifier leur composition (aliments naturels, additifs, huile de palme, allergies…). HappyCow (aussi disponible sur ordi sous la forme d’un site internet) vous permet de localiser les restaurants vegan et vege-friendly près de chez vous. Et puis, parce qu’il faut se détendre mais qu’il faut le faire en respectant la vie de tous les êtres vivants, le jeu Butcher Goes Vegan vous met dans la peau d’un animal (cochon, vache, agneau…) qui doit échapper à des bouchers : ce jeu est super addictif et très facile de prise en main. Il est aussi disponible sur Chrome (je crois). 

Vous voulez commencer mais avez besoin d’aide ou de suivi ? Vous pouvez vous lancer dans le défi végane 21 jours (qui existe en livre), ou utiliser le site Vegan Pratique de L214 (ou vous adresser à n’importe quel.le vegan que vous connaissez, dont moi). 

Pour ce qui est de la cuisine ou des recettes, Marie Laforêt a sorti de nombreux livres de cuisine que vous pouvez retrouver, entre autres, chez la Fnac.

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Vous pouvez aussi vous appuyer sur les ouvrages de Sébastien Kardinal et Laura Veganpower, du blog VG-Zone.

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En ce qui me concerne, je possède trois livres de cuisine : l’ebook Noël Vegan de Marie Laforêt, Le livre de cuisine des amis des animaux (reçu en cadeau à Noël dernier) et Super facile – cuisine vegan acheté en supermarché.

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Mais cuisiner vegétal ne nécessite pas l’achat de livres, et je vais, pour vous prouver ça, partager avec vous mes chaînes youtube de cuisine préférées, francophones et anglophones. Dans les chaînes francophones, celles que je regarde sont Lloyd Lang, La Cuisine de Jean-Philippe, Alice Esmeralda et chevrecosmique (plus d’humour que de recettes, mais quand même des recettes).

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Côté chaînes anglophones, mes préférées sont hot for foodCaitlin ShoemakerLiv’s Healthy LifeSarah’s Vegan KitchenSweet Simple VeganSweet Potato Soul et Monami Frost

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Mais le véganisme, contrairement au végétalisme, n’est pas seulement alimentaire, et constitue en réalité un véritable mouvement politique antispéciste contre toute forme d’exploitation animale.

Vidéo : Le véganisme est une lutte sociale

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Cette dimension politique du véganisme nous mène à étendre le refus des produits animaux à tous les domaines de la vie, et ainsi à refuser la laine, les zoos, le cuir, les tests sur les animaux, etc… Je vais donc aborder ces sujets et vous donner des moyens de vous tourner vers cette nouvelle éthique de vie. 

On va donc commencer avec les cosmétiques et autres produits d’hygiène. Pour qu’un produit soit vegan, il ne doit pas contenir de produits d’origine animale, mais ne doit pas non plus être testé sur les animaux, ainsi que les produits utilisés pour sa fabrique. Heureusement, les marques dites éthiques se développent de plus en plus, et il est donc de plus en plus facile de trouver des cosmétiques 100% vegan et cruelty-free ! Par exemple, vous avez la marque Lime Crime (dont j’ai déjà parlé ici et qui est ma marque préférée de tous les temps), mais aussi des marques présentes en France telles que Lush (sauf les produits contenant du miel, bien entendu) ou encore Kat von D, Lamazuna, UVbio, … (et plein d’autres, mais on y vient juste après).

Concernant Lime Crime, certains de leurs produits, notamment les encres à lèvres, les highlighters et les faux-ongles, sont désormais disponibles directement sur Asos, c’est-à-dire sans les frais de port 😉 Si vous souhaitez acheter d’autres produits sur leur site (ils ont des colorations pour cheveux, des palettes pour les yeux, des rouges à lèvres, etc…), je vous rappelle, une fois de plus mais c’est bon pour votre porte-monnaie, que vous pouvez avoir 5$ de réduction sur votre première commande en passant par ce lien !

Voir article : Ma liste de marques cruelty-free de Gala’s blog

Le plus pratique reste d’acheter sur Internet, notamment en passant par des plateformes telles que Vegan Mania (qui possède une boutique à Paris, 96 rue de Quincampoix), Bioeven, ou encore boutique vegan, qui regroupent plein de produits de plein de marques vegan & cruelty-free. Et vous pouvez, une fois de plus, aller sur Un Monde Vegan, rayon maquillage ou cosmétiques. Sur ces mêmes e-shops, vous trouverez aussi des crèmes solaires, dentifrices, gels douches, vernis, baumes à lèvres, shampooings, etc, etc, donc : plus aucune excuse, tout est à portée de main !!! Vous pouvez aussi y trouver des pinceaux en poils synthétiques, parce que qui a envie de se frotter le visage avec des poils d’animaux (sûrement morts) ? Pour une marque de pinceaux vegan, vous pouvez aussi vous tourner vers Furless cosmetics.

Pour découvrir d’autres produits spécifiques vegans, comme du maquillage, du parfum, ou des soins pour le visage, je vous conseille trois articles du blog Il Sera Une Fois : Du maquillage que j’ai testé sur moi…, Les soins sans cruauté, pourquoi sacrifier une âme pour être belle ? et Lolita Lempicka.

Si vous cherchez à avoir une routine plus « naturelle », zéro-déchet ou encore économique, je vous conseille de vous tourner vers les huiles végétales, qui servent littéralement à tout. Je suis une grande grande fan d’huile de coco, et je m’en sers comme crème hydratante pour le visage et pour tout le corps (jambes, pieds, bras…), comme hydratant pour cheveux, huile de cuisine, démaquillant, etc etc etc. Pour celleux qui n’aiment pas l’odeur de l’huile de coco, vous pouvez vous tourner vers l’huile de coprah, une version raffinée et désodorisée mais avec les mêmes propriétés. Et si vous ne savez pas trop où donner de la tête, je vous laisse ici un guide pdf que j’ai réalisé pour ma maman et qui fait l’inventaire de toutes les huiles végétales existantes, où les trouver, et quelles sont leurs propriétés. J’ai quand même une grande affinité pour l’huile de coco, notamment pour sa texture (durcit au contact du froid, fond au soleil) qui permet de mieux la manipuler (je trouve). J’achetais avant la mienne chez Aroma-Zone, mais je préfère à présent acheter celle-ci de chez La Tourangelle parce qu’elle vient dans un pot en verre (mieux pour la conservation) et est certifiée vierge et organique. Vous pouvez aussi vous tourner vers la confection de cosmétiques faits maison.

Recettes naturelles cosmétiques et maison sur Aroma-Zone

Vidéos : DIY Highlighter liquide d’Alice Esmeralda et Cosmétique home-made, pourquoi et comment débuter ? 5 DIY faciles de Je suis modeste

Enfin, si vous voulez vérifier qu’une marque ne teste pas sur les animaux, je vous conseille l’application Bunny Free / la page web Leaping Bunny qui recense la plupart des marques cruelty-free.

On va à présent s’attaquer aux vêtements, et donc à tout ce qui est laine, cuir, cachemire, … et leurs substituts. 

Vidéo : Nos produits chouchous sans cuir

Sources :

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2 commentaires

  1. Merci d’avoir cité mon article ! 🙂
    Juste une chose : Kat von D appartient à Kendo qui appartient à LVMH donc j’ai toujours un peu de mal à dire que c’est vraiment végane. J’ai fait une liste de marques véganes moi aussi, si jamais ça peut servir : https://veganisezvous.wordpress.com/2015/09/17/ma-liste-de-cosmetiques-non-testes-sur-les-animaux/ Et aussi un guide qui peut être utile pour les débutant.e.s : https://veganisezvous.wordpress.com/2015/12/18/le-petit-guide-des-cosmetiques-cruelty-free-et-veganes/

    Aimé par 1 personne

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