Far from the madding crowd de Thomas Hardy #Victober

The mainspring of the book is Bathsheba Everdene and her three suitors. In portraying her caprice and willfulness gradually crushed by bitter self-knowledge and rejection, Hardy makes his own point about sexual love. Romance, he says, should grow up « in the interstices of a mass of hard prosaic reality. »

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16/20

Je me suis plongée dans ce livre avec un horizon d’attente bien défini, ayant adoré son adaptation cinématographique sortie il y a quelques années déjà (en 2015, pour être exacte) ; et je n’ai pas été déçue, mes attentes ayant même été dépassées. Far from the madding crowd, c’est un mélange de plein d’ingrédients qu’on adore, réunis pour le meilleur : on a bien sûr la romance centrale, qui se démarque des romances habituelles anglaises du XIXème siècle ; mais aussi une plume qui atteint le paroxysme de sa beauté dans les passages les plus descriptifs et l’analyse des passions qui animent les personnages ; ainsi que ce fond « historique » avec la peinture de la société anglaise de l’époque. Le seul élément que je n’ai pas aimé, ce sont les quelques passages où le sexisme ambiant du XIXème ressort le plus ; mais il n’y en a que trois occurrences, et j’ai préféré mettre ça sur le compte de la représentation historique puisque Bathsheba, notre héroïne principale, s’éloigne de l’image que l’on tentait alors de donner à la femme et malgré quelques représentations misogynes intériorisées, elle affirme tout le long du livre son indépendance et aura même ces mots très justes : « It is difficult for a woman to define her feelings in language which is chiefly made by men to express theirs. »

J’ai beaucoup, beaucoup apprécié l’évolution psychologique de Gabriel Oak, qui au début apparaît comme l’homme de ferme basique, sexiste (eh oui… cf. « How would the farm go on with nobody to mind it but a woman ?« ), très paternaliste et qui va tomber amoureux de Bathsheba en l’espace de quelques jours. Au fur et à mesure que le récit avance, Gabriel va prendre du recul et toujours faire passer le bonheur de Bathsheba avant le sien, jusqu’à lui conseiller de se marier avec un autre. De son côté, elle va mener sa vie comme elle l’entend, faire des erreurs (qui n’en fait pas ?), gérer une ferme à elle seule, et avoir une vie amoureuse remplie. J’ai aimé ce renversement des rôles, où la femme correspond à la figure active, qui prend en charge (malgré une relation toxique qui est d’ailleurs très vite dénoncée) et mène sa vie selon ses désirs, tandis que l’homme est davantage passif, il reste dans l’attente et ne torture pas incessamment la femme aimée avec ses sentiments.

« Heaven opened then, indeed. The flash was almost too novel for its inexpressibly dangerous nature to be at once realized, and they could only comprehend the magnificence of its beauty. It sprang from east, west, north, south, and was a perfect dance of death. The forms of skeletons appeared in the air, shaped with blue fire for bones — dancing, leaping, striding, racing around, and mingling altogether in unparalleled confusion. With these were intertwined undulating snakes of green, and behind these was a broad mass of lesser light. » (extrait de mon chapitre préféré, The Storm — The Two together). 

Comme dit plus haut, certaines descriptions me sont vraiment restées ; même si elles correspondent souvent au cliché romantique (je parle ici du mouvement littéraire) de la peinture d’un paysage reflétant les sentiments du personnage — et encore, il y en a une qui échappe à la règle et se construit sur une opposition entre tourments intérieurs et beauté du monde extérieur. C’est là que l’auteur semble le plus s’exprimer, et il excelle dans la description des sentiments et passions humain/es.

« That minute’s interval had brought the blood beating into her face, set her stinging as if aflame to the very hollows of her feet, and enlarged emotion to a compass which quite swamped thought. It had brought upon her a stroke resulting, as did that of Moses in Horeb, in a liquid stream — here a stream of tears. She felt like one who has sinned a great sin. » 

bises, emi

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