The Art of Fiction de David Lodge

The art of fiction is considered under a wide range of headings, such as the Intrusive Author, Suspense, the Epistolary Novel, Time-shift, Magic Realism and Symbolism, and each topic is illustrated by a passage or two taken from classic or modern fiction. Drawing on writers as diverse as Henry James and Martin James Joyce, David Lodge makes accessible to the general reader the richness and variety of British and American fiction. Technical terms, such as Interior Monologue, Metafiction, Intertextuality and the Unreliable Narrator, are lucidly explained and their application demonstrated.

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Cet ouvrage réunit une série d’articles de David Lodge qui consistaient à expliquer et expliciter des concepts basiques du commentaire de texte (intertextualité, répétition, narrateur omniscient, métatextualité…) en s’appuyant sur les grands textes de la littérature anglophone. Chaque chapitre fait environ trois pages, dans lesquelles l’auteur analyse l’extrait choisi, le commente, le met en relation avec d’autres textes et met en pratique le concept expliqué. J’ai trouvé ça tout simplement passionnant, on en apprend énormément sur l’étude de textes, on en ressort avec une liste de livres à lire interminable et avec une meilleure connaissance de la littérature anglophone, de ses auteur.ices phares et de la manière dont certaines de leurs œuvres se répondent. Il commente même ses propres textes, comme Small World, en rappelant toujours que ces concepts s’entrecroisent et qu’ils sont présents dans de nombreux livres de fiction. 

« As I said earlier, description in fiction is necessarily selective, depending heavily on the rhetorical device of synecdoche, in which the part stands for the whole. »

Je conseille ce livre à tout le monde bien entendu, mais surtout à celleux qui font des études dans la littérature : je pense que c’est une très bonne introduction à l’étude de textes, qui permet d’acquérir de la minutie et d’apprendre à lier les processus entre eux. Les exemples pris par David Lodge sont extraits des plus grandes œuvres de la littérature anglophone, de Jane Austen (évidemment) à Charles Dickens, en passant par Milan Kundera (de qui j’avais chroniqué L’insoutenable légèreté de l’être) ou encore Samuel Beckett. 

Il écrit à propos d’Orange Mécanique : « Burgess intended that his readers should gradually learn the language of nadsat as they went along, inferring the meaning of the loanwords from the context and other clues. The reader then undergoes a kind of Pavlovian conditioning, though reinforced by reward (being able to follow the story) rather than punishment. A bonus is that the stylized language keeps the appalling acts that are described in it at a certain aesthetic distance, and protects us from being too revolted by them — or too excited. When the novel was made into a film by Stanley Kubrick, the power of conditioning was given a further ironic demonstration: Kubrick’s brilliant translation of its violent action into the more illusionistic and accessible visual medium made the movie an incitement to the very hooliganism it was examining, and caused the director to withdraw it. » 

bises, emi

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