The Buddha in the Attic de Julie Otsuka

This novel tells the story of a group of young women brought from Japan to San Francisco as « picture brides » nearly a century ago. In eight unforgettable sections, The Buddha in the Attic traces the extraordinary lives of these women, from their arduous journey by boat, to their arrival in San Francisco and their tremulous first nights as new wives; from their experience raising children who would later reject their culture and language, to the deracinating arrival of war.


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16/20

Ce roman, assez court, retrace, sous la forme d’un récit constamment à la première personne du pluriel, le parcours de femmes japonaises envoyées aux États-Unis pour y rencontrer leur mari et commencer leur nouvelle vie. Cependant, tout ne se passe pas comme prévu, de l’apparence physique de ces maris à leur intégration dans la société américaine. L’emploi du « we » et l’absence du « I » font apparaître ce récit davantage comme un chœur ou une comptine que comme un récit individuel, une anecdote parmi d’autres ; ils inscrivent ce qui ressemble presque à un discours dans un contexte politique et social particulier qui condamne les Japonaises nouvellement arrivées à une vie difficile et loin de ce qu’elles peuvent imaginer ou même vouloir. En effet, elles vont avoir du mal à vivre avec des maris qu’elles n’ont pas choisi [TW: viol], vont, pour certaines, vivre leur nuit de noces comme un souvenir très douloureux, mais elles vont aussi se trouver confrontées à leur impossibilité d’avoir une réelle citoyenneté américaine lorsque la guerre commence contre les Japonais. En bref, c’est un récit court, mais qui porte en lui une dénonciation de la condition des femmes, et en particulier de ces Japonaises immigrées aux États-Unis ; qui questionne les notions de citoyenneté et d’identité ; et qui évoque les thèmes de la mémoire et de l’oubli, de ce qui reste après que nous soyons partis. Ce que j’ai aimé aussi, c’est la manière dont le point de vue change totalement la perception habituellement occidentale que l’on peut avoir du monde : à travers les yeux des Japonaises, tous les hommes américains se ressemblent et elles disent ne pas pouvoir les départager, leurs coutumes leur paraissent étranges et la normalité, c’est ce qu’elles connaissent, elles. 

« On the boat we crowded into each other’s bunks every night and stayed up for hours discussing the unknown continent ahead of us. The people there were said to eat nothing but meat and their bodies were covered with hair (we were mostly Buddhist, and did not eat meat, and only had hair in appropriate places). The trees were enormous. The plains were vast. The women were loud and tall — a full head taller, we had heard, than the tallest of our men. The language was ten times as difficult as our own and the customs were unfathomably strange. Books were read from back to front and soap was used in the bath. […] The opposite of white was not red, but black. What would become of us, we wondered, in such an alien land ? »

Pour en savoir plus sur ce que sont les picture brides, je vous invite à vous intéresser au film éponyme :

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Emi

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