Le Festival du Livre de Nice

Du 2 au 4 juin s’est tenu à Nice le Festival du Livre, et je vais vous en parler un peu ici, puisque j’y étais hier (avec vivi la plus belle). 

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Je vous laisse ici le programme du festival téléchargeable en PDF.

C’était mon premier festival du livre ever (je suis trop contente!!!) et j’étais ravie de voir qu’il y avait des stands de vieux livres d’occasion, comme on peut en trouver dans les vide-greniers et les brocantes. J’ai acheté à un de ces stands Le Contre-Ciel suivi de Les dernières paroles du poète de René Daumal, un poète que je ne connais absolument pas mais le peu que j’ai lu / vu du recueil m’a convaincue de l’acheter (en plus de son bas prix, 5€). J’aime beaucoup la poésie, elle a un charme totalement différent du roman que j’aime aussi énormément, et je trouve que sa concision permet souvent d’en dire autant que trois pages de narration ou de description (bien que j’adore les longues descriptions balzaciennes), notamment quand il s’agit d’explorer l’âme ou le cœur humain.e. 

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On a ensuite été littéralement séduites par le stand de Benjamin Lacombe, dessinateur dont l’univers se rapproche un peu de celui de Tim Burton, et dont les dessins sont juste OUFISSIMES. J’ai craqué pour Les fées de Cottingley (22€95) de Sébastien Perez et Sophie de la Villefromoit, un ouvrage incroyablement beau s’attardant sur la légende éponyme, elle-même fondée sur une série de photographies montrant deux jeunes filles en compagnie de fées (je vous ferai un article sur cette légende). En tant que grande fan de fées sûre de leur existence, avec une enfance bercée par Le Carnet secret des fées de Betty Bib, je n’ai évidemment pas pu résister (et je ne regrette pas). 

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Ce livre est tellement beau, j’en reste sans voix :

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Concernant maintenant les conférences et débats auxquel.le.s nous avons assisté, l’évènement qui m’a le plus plue reste la lecture de poèmes par Patrick de Carolis de son ouvrage Refuge pour temps d’orage (que j’ai à présent très envie de m’acheter). Encore une fois, c’est de la poésie, une belle poésie, et la façon dont il la lisait était vraiment agréable. J’ai d’ailleurs enregistré le début de cette lecture et j’en ai fait la bande-son de ma vidéo à propos du Festival du Livre que je vous remettrai à la fin de l’article. 

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On a aussi assisté à une discussion d’Alain Vircondelet autour de son ouvrage L’art jusqu’à la folie, mais on a été assez déçues de voir qu’il abordait le sujet de manière littérale et biographique (normal, pour un biographe), et non pas de manière plus « philosophique ». Il a en effet parlé de Camille Claudel, sculpteuse ayant été internée, et de Séraphine de Senlis, peintre qui mourra de faim dans un asile sous l’Occupation Allemande. Cette dernière étant une figure importante de l’Art Naïf, Alain Vircondelet a désigné cet art comme « l’art des singuliers » , mettant en avant le lien entre Art Naïf et folie, puis plus généralement entre génie et folie, deux caractéristiques qui sont pour lui souvent imbriquées. Toujours selon lui, l’art se définit comme étant « la vocation de l’Ouvert » , l’expression extérieure d’une violence intérieure. Cependant, il voit aussi la folie comme une entrave à la création, comme ça a été le cas pour Rimbaud ou Camille Claudel, qui ont arrêté de créer lorsque la folie a pris le pas sur le génie. 

En savoir plus sur Camille Claudel : camille-claudel.org 

Enfin, on s’est rendues à la conférence de Vladimir Fédorovski, écrivain et historien, au sujet de son dernier ouvrage Poutine de A à Z, présenté comme une « suite » à Poutine : L’itinéraire secret. Durant son discours, il a évoqué la popularité de Poutine et de son parti malgré un grand nombre de scandales et de dérapages, popularité due au poids de la propagande qui finit par prendre le pas sur les réalités. Il a aussi parlé de la qualification par Obama de la Russie comme « petit pays qui ne vaut rien », ce qui a suscité chez Fédorovski la réaction suivante : « il devrait lire Tolstoï ». En effet, l’auteur russe Léon Tolstoï représente selon lui l’aspect « résilience » du peuple russe. Il a ensuite dessiné des parallèles entre la civilisation russe et la civilisation européenne ou occidentale, la civilisation russe étant devenue selon lui une part intégrante de la civilisation occidentale que l’on ne doit pas diaboliser. En effet, la diabolisation de la Russie mène pour l’auteur à une erreur d’ennemi : il pense en effet qu’au lieu de visualiser Poutine comme un ennemi, il faudrait le considérer comme un allié contre le terrorisme islamiste. Enfin, il a terminé en reliant le « phénomène Poutine » à une évolution post-communiste ratée.

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C’est tout pour ce festival, donc si vous en voulez un peu plus, je vous laisse aller voir ma vidéo dans laquelle vous pourrez vous rendre compte de l’agencement du festival, entendre la lecture de Patrick de Carolis, le tout en apercevant la beauté de la personne qui m’accompagnait ;). 

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Et si ça vous intéresse, on a aussi fait plein de photos, que vous pouvez regarder (et surtout admirer) sur mon Flickr !

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Mici de m’avoir lue, c’est très coolos !!! 

Emi

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