Les Caprices de Marianne de Musset

Octave, bohème et libertin, plaide auprès de Marianne, sa cousine par alliance, la cause de son ami, le timide et romanesque Cœlio. Mais il n’obtient d’autre résultat que d’intéresser la jeune femme en sa propre faveur. Par « caprice », elle lui offre un rendez-vous. Octave alors s’efface au profit de Cœlio, mais le fait ainsi tomber dans un guet-apens. Drame de l’amitié autant que drame de l’amour, les Caprices sont surtout le drame de l’identité perdue : Cœlio est le double d’Octave ; Octave est « une autre Marianne ». Le chassé-croisé des personnages, divaguant comme Octave toujours ivre, errant comme Cœlio définitivement perdu dans ses rêves, ou trottant comme Marianne allant et venant de chez elle à l’église au rythme des heures canoniales, fait du caprice à la Goya la figure même d’un destin cruel et absurde.


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16/20

Résumé : Marianne, femme mariée, est courtisée par Cœlio, personnage romantique par excellence et qui a pour cette dernière un amour incommensurable. Pour l’aider à la conquérir, son ami Octave va alors profiter de ses liens avec le couple de Marianne et Claudio.

Mon avis : bien que courte, j’ai beaucoup aimé cette pièce, qui passe d’un registre comique qui m’aura fait sourire plus d’une fois, à un registre tragique qui m’aura au final laissée le cœur brisé. Je me suis très vite attachée au personnage de Cœlio, qui, s’il apparaît au début comme un stéréotype de l’amoureux romantique, est très représentatif de ce mouvement du romantisme qui me plaît tant, dans ses discours, que j’ai adorés, comme dans sa vision du monde, de l’amour, ou dans ses actes. Les différents caprices que fait Marianne sont au final ce qui fait basculer le registre de la pièce et nous amène vers une fin à laquelle on ne peut échapper.

Le traitement du registre dramatique par Musset est lui-même très intéressant d’un point de vue littéraire, puisque l’auteur bouleverse les codes du théâtre classique en laissant de côté la versification, ou encore la séparation habituelle en scènes qui se fait à chaque entrée ou sortie d’un personnage. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle forme théâtrale qui lui permet de réellement mettre en valeur les discours de ses personnages et l’épanchement amoureux de Cœlio. Je vous conseille donc vivement cette pièce si, comme moi, vous aimez les œuvres romantiques ; mais aussi si vous n’êtes pas très familier.e.s avec les classiques de la littérature française, car elle est courte et on ne la lâche pas avant d’avoir terminé !

Emi

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