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La Cafetière et autres contes de Théophile Gautier

– Lu dans le cadre du challenge Petit mois, petites lectures

Un jeune homme fait un rêve étrange dans lequel il danse avec une femme qui se transforme en cafetière volante… Le jour de son ordination, un prêtre tombe éperdument amoureux d’une mystérieuse jeune femme, Clarimonde. Un homme achète un pied de momie et se retrouve plongé dans un songe au cœur de l’Égypte des pharaons. Mais est-ce le fruit de rêves obsessionnels ou la réalité ?


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Ma note : 15/20

Mon avis : ce livre m’a laissée avec un bilan mitigé, parce que les trois contes qu’il contient m’ont tous donné une impression bien différente. 

J’ai a-do-ré le premier, La Cafetière : Théophile Gautier a une très belle écriture, notamment dans cette nouvelle-ci dans laquelle il écrit au passé simple, qui est pour moi un des plus beaux temps de la langue française, mais aussi celui qui permet le mieux d’instaurer du suspense. Ce récit narre un épisode touchant, qui hésite entre le surnaturel ou la folie du personnage (ce qui est btw typique du genre fantastique, voir Le Horla de Maupassant par exemple). Il a un caractère assez bouleversant malgré la longueur réduite caractéristique de la nouvelle. En bref, j’ai adoré ce conte, c’est pour moi le meilleur de l’ouvrage, et il m’a vraiment marqué, bien que je ne puisse expliquer pourquoi. 

Le second conte, intitulé La morte amoureuse, était plus étrange qu’autre chose. C’est le plus long de tous, il est donc très détaillé et j’ai aimé le fait que ce récit s’allonge dans le temps. Cependant, je ne peux pas réellement dire si je l’ai aimé ou pas parce que, comme je l’ai dis plus haut, je l’ai juste trouvé vraiment étrange. C’est donc sûrement une réussite pour Gautier qui parvient à faire douter le lecteur jusqu’à l’extrême. 

Cependant, j’ai eu des problèmes avec la troisième, ou Le pied de momie : cette nouvelle reprend en fait le schéma de la seconde, on évolue encore dans un rêve, on est encore dans une hésitation sommeil / réalité, et découvrir l’Égypte à travers des clichés d’une mystérieuse et intrigante « orientalité » (typiques du siècle de Gautier) n’est pas ce qu’il y a de plus passionnant. En plus, elle est très courte, donc après avoir lu la seconde nouvelle, celle-ci apparaît davantage comme une redite réduite (n.b. : très laide association de mots) que comme un récit à part entière. Un point positif quand même : certaines remarques du narrateur sont drôles, parce qu’il prend du recul sur ce qui lui arrive, j’ai donc plus était amusée qu’autre chose. 

En conclusion : J’ai beaucoup aimé découvrir ce côté de Théophile Gautier et son écriture, qui va au-delà de ce que je connaissais de lui, c’est-à-dire ses revendications poétiques et littéraires. Ça fait d’ailleurs un moment que je veux me plonger dans son œuvre et, ayant acheté Mademoiselle de Maupin pour sa préface célèbre concernant la théorie de l’art pour l’art, je me suis d’abord tournée vers cet ouvrage réduit avant de me plonger dans son univers romanesque. Au final, si je devais vous conseiller un conte / une nouvelle à lire absolument, ce serait La Cafetière, que j’ai trouvé vraiment touchant.e et presque bouleversant.e.

(PS. j’adore vraiment la couverture !!! elle est trop belle !!! et ces couleurs wahhh)

— Emi

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