Petit mois, petites lectures

En février, Audrey de la chaîne Le Souffle des Mots organise un challenge consistant à se constituer une PAL de petits livres pour être en accord avec le caractère réduit de ce mois de 28 jours. Si vous souhaitez y participer, vous pouvez rejoindre le groupe Facebook du challenge. Vous pouvez aussi aller voir la vidéo d’Audrey pour plus d’informations.


En ce qui concerne ma PAL, j’ai sélectionné 10 livres à lire en février, et j’en ai fait une liste Livraddict. Je vais donc tenter de lire : 

1. De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes de Benjamin Constant (éditions Mille et une nuits) : 59 pages

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En 1819, Benjamin Constant prononce un discours mémorable : « De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes ». Pour les Anciens, en Grèce comme à Rome, la liberté consistait à participer à la vie de la cité, en se soumettant à la collectivité. Avec la Révolution, la liberté est devenue, pour les Modernes, synonyme de liberté individuelle. Pourtant, dans ce nouveau régime, il ne faudrait pas que l’individu renonce à son pouvoir. Adepte du libéralisme, Benjamin Constant prône un système représentatif, mais alerte sur la menace que constituerait la renonciation politique de l’individu, désormais trop absorbé par ses intérêts propres : le despotisme. Un classique de la philosophie politique.

2. Candide ou l’optimisme de Voltaire (Folioplus classiques) : 138 pages

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Candide, le fils supposé de la soeur du baron de Thunder-Ten-Tronckh, vit dans l’innocence d’une jeunesse protégée par l’enseignement de son précepeteur, Pangloss. Pour ce dernier tout est au mieux. Dans ce paradis, le jeune homme découvre l’amour en la personne de Cunégonde, la fille du baron. Les jeunes se font surprendre dans une position accablante et Candide est chassé, à grands coups de pieds dans le derrière. Notre héros se trouve de la sorte propulsé dans le récit.

3. L’existentialisme est un humanisme de Jean-Paul Sartre (Folio essais) : 120 pages

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L’existentialisme est un humanisme est sans doute l’œuvre la plus connue de Sartre : mal connue parce que trop bien connue, dirait Hegel. On en a retenu les formules provocantes corme « je suis condamné à être libre », mais les a-t-on vraiment comprises ? On en a conservé l’allégeance de Sartre à l’humanisme, mais a-t-on bien saisi l’enjeu polémique de ce ralliement inattendu ? C’est à rendre intelligible la constitution de l’existentialisme en doctrine humaniste qu’est consacré cet ouvrage. Le but de Sartre y apparaît clairement : se situer dans le champ intellectuel, mais surtout rendre possible une moralité concrète, une morale faite par les hommes et pour les hommes dans un monde sans Dieu.

4. La Cafetière et autres contes fantastiques de Théophile Gautier (Folio) : 95 pages

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Peut-on tomber amoureux d’une cafetière ? Ou demander la main d’une momie vieille de trente siècles ? Un acteur risque-t-il d’être emporté par le diable ? Telles sont quelques-unes des histoires étranges imaginées par Théophile Gautier, qui donne vie à des personnages évadés de leurs tableaux ou entraîne son héros dans d’incroyables conversations avec des divinités échappées d’antiques tapisseries. Souvent burlesques, parodiques ou ironiques, ces contes fantastiques sont aussi une étonnante galerie de symboles et d’images romantiques.

5. La traversée de l’été de Truman Capote (Poche) : 152 pages

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Grady McNeil a dix-sept ans et l’âme passionnée. Alors que ses riches parents vont passer l’été en Europe, elle se retrouve seule dans un New York vibrant sous la canicule. Délaissant le luxe de la Cinquième Avenue, elle tombe amoureuse de Clyde, gardien de parking à Broadway. Ils s’aiment, mais de façon différente. La fierté provocante de Grady et la nonchalance de Clyde vont peu à peu les entraîner vers de dangereux précipices. Cette saison sera toute leur vie.

6. Contes et histoires vraies de Russie de Léon Tolstoï (École des Loisirs) : 93 pages

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Tolstoï a écrit des contes et des histoires vraies en pensant aux enfants des paysans de son domaine d’lasnaïa-Poliana. Il a composé un recueil de récits gradués accessibles à tous en évitant les inexactitudes et les exagérations dans les faits comme dans les sentiments. Ces textes sont un exemple de ce qu’un grand écrivain peut faire quand il prend au sérieux les enfants. Ce volume contient : Le paysan et la pierre, Soudoma, A quoi sert le vent, Ermak, Les lièvres, Les pommiers, L’humidité, Le lion et le renard, La reine des abeilles, Le bon juge, La chaleur, Boulka et Milton, Le loup et la chèvre.

7. Contes au fer rouge de Villiers de l’Isle-Adam (Librio) : 94 pages

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Cette anthologie présente des joyaux de concision tirés des Contes cruels et des Nouveaux contes cruels, ainsi que deux textes extraits du recueil Tribulat Bonhomet. Comment résister à la stressante « Torture par l’espérance », ne pas rire jaune à la lecture des troublantes satires que sont « Deux augures » ou « L’affichage céleste » ? Comment ne pas succomber aux charmes mortifères de cette fantasmatique « Véra », de cet étrange récit qu’est « L’intersigne » ? Comment ne pas avoir l’irrépressible envie de tordre, une bonne fois pour toutes, le cou de cet ignoble Tribulat Bonhomet, incarnation de la bêtise et de la bassesse ?… Qu’elle soit fantastique ou réaliste, idéaliste ou sarcastique, l’écriture de Villiers de l’Isle-Adam, magnifiée dans chacun de ses textes, affirme plus que jamais son étonnante modernité.

8. Le Banquet de Platon (Librio) : 95 pages

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Qu’est-ce que l’amour ? Tour à tour, les convives du « Banquet » se proposent de répondre à la question. Tous font l’éloge d’Éros en le divinisant, révélant ainsi un aspect essentiel du vécu amoureux : l’idéalisation de soi sous le regard de l’autre. Mais l’intervention de Socrate rompt le consensus. L’éros socratique n’est pas l’amour de soi que l’autre restaure en nous. Il s’agit d’un amour toujours insatisfait, se détachant des corps pour se tourner vers des objets spirituels, s’accomplissant finalement dans la quête philosophique. Comment interpréter le caractère désincarné et « platonique » de l’amour socratique, confirmé par Alcibiade qui, à la fin du dialogue, raconte comment Socrate, son amant, résiste aux attraits de ses charmes physiques ? S’agit-il vraiment d’amour ou bien plutôt d’un dépassement de l’amour, de ce que Freud appellera la « sublimation » ? Platon voudrait-il nous dire que l’amour n’est vivable que si l’on échappe en partie à son emprise ? Une œuvre magistrale sur l’impossibilité de l’amour absolu. 

9. Paroles de poilus de Jean-Pierre Guéno (Librio) : 189 pages

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Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans. Se prénommaient Gaston, Louis, René. Ils étaient palefreniers, boulangers, colporteurs, bourgeois ou ouvriers. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers… Voyageurs sans bagage, ils durent quitter leurs femmes et leurs enfants et revêtir l’uniforme mal coupé, chausser les godillots cloutés… Sur huit millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de quatre millions subirent de graves blessures… Huit mille personnes ont répondu à l’appel de Radio France visant à collecter les lettres, jusqu’ici éparpillées, de ces Poilus. Cet ouvrage en présente une centaine. Des mots écrits dans la boue et qui n’ont pas vieilli d’un jour. Des mots déchirants, qui devraient inciter les générations futures au devoir de mémoire, au devoir de vigilance comme au devoir d’humanité…

10. Une belle histoire du temps de Stephen Hawking (Flammarion)

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Voilà vingt ans, Stephen Hawking nous passionnait avec sa Brève histoire du temps et s’intéressait déjà aux questions les plus fondamentales : que savons-nous de l’Univers ? Comment sommes-nous parvenus à cette connaissance ? D’où vient l’Univers et où va-t-il ? Questions éternelles et toujours plus captivantes à mesure que se précisent les connaissances scientifiques. S’appuyant sur les plus récentes observations et les dernières avancées théoriques, il nous raconte aujourd’hui les progrès accomplis en cosmologie et en physique des particules. Il nous fait partager le fruit de ses dernières réflexions dans une histoire qu’il destine à tous. Il nous invite à cheminer pas à pas, éclairant les différentes tentatives d’explication de l’Univers, de la théorie de la gravitation de Newton à la relativité d’Einstein, en passant par l’accélération de l’expansion de l’Univers, les trous noirs, la possibilité ou l’impossibilité des voyages dans le temps. La théorie des cordes, qui tente d’unifier les quatre forces de la Nature, constitue le point d’orgue de son histoire. Mais laissons-lui le dernier mot : « Mon but, écrit-il, est de vous faire partager non seulement toute l’excitation que ces découvertes provoquent, mais aussi la nouvelle image de la réalité qui en découle ».


En bref, voici ma PAL dans son entité :

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— Emi

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