LONDON X RUSSIA

Helloooo, je reviens je ne sais combien de mois plus tard pour enfin vous parler de mon voyage à Londres début mai et de l’expo Russia and the Arts (pour laquelle j’ai justement fait ce voyage). J’étais accompagnée de ma mère et ma petite sœur et je vous mets tout de suite ma vidéo ici :

Et pour voir toutes les photos du voyage, c’est là :

Je mentionnerai donc plus en détails l’expo en elle-même, car même si les photos étaient interdites, j’ai réussi à en prendre quelques unes et j’ai toujours la brochure pour me remémorer certains tableaux. Elle se déroulait donc à la National Portrait Gallery de Londres, musée ouvert en 1856 et collectant donc des portraits de personnages britanniques ayant acquis une certaine notoriété durant leur vie ou post mortem. Elle se situe sur Trafalgar Square.

‘The great figures are all there in their most iconic portraits… A vivid and intimate survey of an extraordinary period’  Daily Telegraph

Russia and the Arts is a once-in-a-lifetime opportunity to see masterpieces from the State Tretyakov Gallery in Moscow. The exhibition focuses on the great writers, artists, actors, composers and patrons whose achievements helped develop an extraordinary and rich cultural scene in Russia between 1867 and 1914. The exhibition also shows how Russian art was developing a new self-confidence, with penetrating early Realism later complemented by the brighter hues of Russian Impressionism and the bold, faceted forms of Cubism.

Le premier portrait de la collection était celui de Dostoïevski réalisé par Vasily Perov en 1872. Dostoïevski, qui est btw un auteur génialissime et vous devez absolument lire Crime et châtiment qui est le livre qui a fait qu’à présent je ne lis quasiment que des classiques, a vécu de 1821 à 1881 et était à cette période une figure d’autorité morale en Russie. Ses romans (Crime et châtimentL’Idiot, etc.) ont été écrits après dix années passées dans un camp de travail en Sibérie. On apprend aussi que cette peinture a été énormément reproduite, notamment sur des timbres. Le travail réalisé sur des détails comme la barbe, les cernes ou les veines est incroyable et la lumière met vraiment bien en valeur l’expression de son visage, dont le plus émouvant reste son regard, qui semble vide et pourtant semble porter un vécu lourd ou une certaine tristesse. Il se trouve en temps normal, comme pour les autres portraits, à la Galerie Tretyakov de Moscou.

On pouvait aussi trouver le portrait de Tchaïkovski par Nikolai Kuznetsov datant de 1893. Situé dans une seconde salle où de la musique classique était jouée, on a pu entendre, entre autres, un extrait du 3ème mouvement de sa cinquième symphonie ainsi qu’un extrait de Queen of Spades, « Vy tak pechalny, dorogaia » (= You are so sad, my dear). Plus connues, vous pouvez écouter ses compositions pour Swan Lake ou encore Casse-Noisette (elles sont divines !!!). Concernant de plus près le tableau en lui-même, j’apprécie énormément la manière dont sa veste se fond avec le second plan grâce au rapprochement des tons utilisés et surtout l’application de touches de nuances différentes. La mise en valeur se fait ainsi d’abord sur son visage, bien éclairé, puis sur sa main posée  fermement mais assez doucement sur une partition.

Enfin, je mentionnerai le portrait de Leo Tolstoy peint par Nikolai Ge, en 1884. Cet auteur célèbre, que je n’ai pas encore lu mais dont j’ai déjà acheté Guerre et paix pour quand j’aurai du temps, est l’écrivain du célèbre roman Anna Karénine, mais aussi entre autres de La Mort d’Ivan Ilitch et de Résurrection. En 1883 il développe sa foi et avec celle-ci, de nouvelles conceptions sur la religion. Il pense notamment que la foi est une « nécessité vitale » car la raison ne permet pas de poser la base de la relation entre l’homme et l’univers. Il rejoindra à ce propos les idées de Pascal. Un an après ce portrait constitue l’année pendant laquelle il rejoint le végétarisme, statuant qu’en tuant les animaux, « l’homme réprime inutilement en lui-même la plus haute aptitude spirituelle — la sympathie et la pitié envers des créatures vivantes comme lui — et qu’en violant ainsi ses propres sentiments, il devient cruel ». Ainsi, la consommation de viande animale est pour lui « absolument immorale, puisqu’elle implique un acte contraire à la morale : la mise à mort ». Concernant ce tableau, le fait qu’il ait été peint en train d’écrire lui confère une dimension intimiste, presque voyeuriste, qui nous permet de voir l’auteur autrement que dans un portrait classique, ici s’adonnant à une activité souvent personnelle et qui nécessite sa pleine concentration.

En regardant la collection de la Galerie Tretyakov sur leur site mentionné plus haut, j’ai trouvé trois œuvres qui ont retenu mon attention et que, même si elles n’ont aucun rapport avec l’exposition en elle-même, je vous mets ici pour que vous puissiez y jeter un œil.

  

De gauche à droite, Judgement of Paris (1758) de Lagrene-Older ; Figure, seated on a rock de Losenko ; et Young Painter de Firsov (1765-68).

Là se conclut mon article, je vous ai présenté mes œuvres préférées mais je vous en met trois autres qui sont dans la brochure, sans vous traduire les descriptions mais vous devriez comprendre. Je ne peux pas vous donner toutes les œuvres car je ne me souviens plus des références mais cela devrait vous donner un aperçu de l’exposition.

Modest Mussorgsky (1839-81) by Ilia Repin, 1881

Mussorgsky was an innovator of Russian music with many of his works inspired by the country’s history and folklore. This famous portrait was painted in hospital just a few days before his death. The artist, not wanting to profit from the tragedy, donated his commission to a memorial for the composer. 

Morceaux entendus lors de l’exposition :

– Boris Godunov, « Boris’s Farewell and Death Scene »

– Prelude to Khovanshchina

– Pictures at an exhibition, « The Great Cate of Kiev »

Ivan Morozov (1871-1921) by Valentin Serov, 1910

Morozov was from a wealthy family with an extraordinary record of patronage in the theatre and visual arts. His passion for Matisse, by whom he owned several paintings, is clearly illustrated in this portrait which features his latest acquisition – Fruit and Bronze (1910) – in the background. 


Anna Akhmatova (1889-1966) by Olga Della-Vos-Kardovskaia, 1914

Akhmatova was one of the most powerful poets of the century, admired in Russia for voicing horror at the atrocities of the Bolshevik and Stalinist regimes. In 1910 she modelled for Modigliani whilst on honeymoon in Paris, and this portrait from a few years later is beautifully composed to capture her unforgettable profile.

— Emi

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